L’école buissonnière

 

Copyright © 2007, Juventino, Tous droits réservés.

Accueil général

Mollusques

Insectes

Invertébrés divers

Flore

Vertébrés

Paysages et Constructions humaines

Plus de détails !

Infos Site

________________________________________________________________________________________________________________________

Biotopes

Les reptiles : détermination du sexe d’après la température

Vers la page d’accueil « Plus de détails ! »

 

TDSD = Temperature Dependent Sexe Determination.

 

De nombreuses espèces de Sauriens sont soumis àla TDSD, c'est à dire qu'il ne sont pas sexés génétiquement mais que leur sexe dépend de la température d'incubation des oeufs.

 

Chez les Sauriens (lézards) soumis à ce phénomène, la période thermosensible du développement embryonnaire se situe approximativement dans le deuxième quart de l'incubation.

Au cours de cette période c'est la température qui va conditionner la différenciation des gonades en ovaires ou testicules.

Les températures féminisantes déterminent la synthèse d'un enzyme qui à partir des hormones androgènes (hormones mâles) produit des oestrogènes (hormones femelles), responsables à leur tour de la différenciation des gonades en ovaires.

A température masculinisante, cet enzyme n'est pas synthétisé et donc les gonades se tranforment en testicules.

 

Il existe 2 types de TDSD chez les reptiles :

Type 1 : les températures basses donnent une majorité de mâles alors que les élevées donnent une majorité de femelles.

Type 2 : les températures extrêmes, qu'elles soient basses ou élevées donnent une majorité de femelles et les intermédiaires donnent une majorité de mâles.

 

Pour le Gecko léopard Eublepharis macularius (Type 2) :

 

26°                                      femelles  

30°                                      75% femelles, 25% de mâles

30,5° (température pivot)     50% femelles, 50% mâles

31,5°                                   mâles

32,5°                                   75% mâles, 25% femelles

34°                                      femelles

 

Les températures sont données à titre indicatif en raison de différences constatées par de nombreux éleveurs entre les femelles.

 

En effet, des oeufs incubés à la température pivot peuvent  ne donner que des mâles ou que des femelles selon la génitrice et cette température pivot peut aussi varier en fonction des individus.

 

De plus, la température d'incubation influerait aussi sur la morphologie, le comportement et la pigmentation de ces animaux.

 

Ainsi, les femelles nées après une incubation à haute température (34°) auraient des pores pré-anaux ouverts, clairement visibles mais non fonctionnels.

Les femelles  nées après incubation à température masculinisante (32°) développeraient une tête plus large que celles  nées d'oeufs incubés à basse température féminisante.

Le développement de ces traits morphologiques étant en général  malléable et androgène-dépendant, il est possible que ces femelles aient un niveau plus élevé d'androgènes.

Ces femelles seraient par ailleurs plus larges et grandes que celles incubées à température féminisante basse (26°) ou haute (34°).

De même les mâles nés après une incubation à température masculinisante (32°) auraient tendance à être plus larges et agressifs que ceux nés d'oeufs incubés à température féminisante (27°).

 

Le lézard issu d'un oeuf incubé à haute température (34°) présente une quantité moindre de pigment noir et ont donc un aspect plus jaunes que ceux de la même ponte incubés à 27°.

En analysant et quantifiant la densité de ce pigment chez les parents et en la comparant à celle des parents, des études ont conclu que seule 27% de la pigmentation était héréditaire.

 

D'autres études sur des albinos semblent démontrer qu'à basse température (28°), la pigmentation marron domine alors qu'à haute température (32°), c'est  l'orange brillante qui prévaut.

 

Ce qui pourrait, en milieu naturel représenter  une adaptation avantageuse pour les populations d'Eublepharis macularius vivant dans un environnement froid, la pigmentation foncée permettant d'emmagasiner plus vite la chaleur.

 

A noter que les hautes températures féminisantes s'approchent de la température létale (mortelle) qui est en général de 35°, de même que des températures constantes entre 31,5 et 33°.

La température minimale létale est de 23°.

 

Une incubation le plus proche possible de celle en milieu naturel, si elle a l'inconvénient de ne pas pouvoir contrôler la TDSD et de rallonger le temps d'incubation notamment en début de saison, présente cependant de nombreux points positifs : taux d'éclosion bien plus important (supérieur à 90%), pourcentage de malformés moindre voire nul,  juvéniles vifs et robustes, donc bien plus faciles à démarrer.

 

ReptilMag , Juillet Août Septembre 2007.

 

 

 

Vers la page d’accueil « Plus de détails ! »

analyse de traffic